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Friday, March 28, 2008

C'est qui Olivier Martinez? Ou l'art de rendre célèbre un acteur de seconde zone...

Affaire Martinez: Fuzz en plein buzz dans l'Express de cette semaine.

Alors que le mépris, et le silence qui va avec, auraient dû être privilégiés, la blogosphère s'est enflammée comme toujours pour un petit rien.

En attendant Eric Dupin (et moi et vous par la même occasion) fera désormais attention quand il insèrera un lien dans son blog vers une destination douteuse.

La responsabilité, ça existe, même si on n'aime pas Olivier Martinez, ce qui est mon cas également.

Et qu'est-ce qu'on en a à f...re qu'il sorte avec une australienne, c'est pas vos oignons, si?


J'aime qu'on m'aime comme j'aime quand j'aime.
[Blanche de Castille]


Et en plus, dans l'Express (papier) un article sur les femmes en réseau qui m'amène sur Mémoire Vive le blog de Natacha Quester-Semeon, une admiratrice de Wangxiang Tuxing, Gromike et Hugobiwan Zolnir!

Comme quoi l'Express ça mène à tout!


Saturday, March 1, 2008

Net génération et livre numérique

Le dernier numéro (2956) de L’express nous gâte avec deux articles touchant les nouvelles technologies, l’un sur la Net génération, l’autre sur le livre numérique (je ne sais pas pourquoi mais j’ai le sentiment que le livre numérique aura dans un proche avenir un impact plus important sur notre vie quotidienne que les mondes virtuels tels que Second Life)

Voici un condensé de ces deux articles.

Net génération, les accros de l'écran


La société TNS Media Intelligence, spécialisée dans la veille médiatique, qualifie nos enfants d’ados techno sapiens.


Cette catégorie de population, âgée de 8 à 19 ans et forte de 8,9 millions de têtes en France, est donc baptisée la Net génération, qu’on en juge plutôt avec les chiffres suivants concernant l’année 2007 :

- 59% possèdent un mobile
- 61% sont équipés d’un MP3
- 76% jouent sur une console
- 89% sont connecté à Internet

Pourquoi un tel engouement?

Le Web serait un lieu de désinhibition selon le psychologue et psychanalyste Michael Stora, créateur de l'OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines)

Ainsi les ados se lâcheraient, les filles principalement avec leurs blogs (tiens, tiens…), les garçons avec les jeux (en ligne je présume, bien que ce ne soit pas précisé dans l’article) et tout ce petit monde avec les messageries.

70% des ados (presque les ¾ !) passeraient plus de 2 heures par jour devant leur ordinateur pour ces activités.

Par ailleurs, il semblerait qu’en majorité ils préfèrent communiquer par l’écrit plutôt que par la voix ; en effet, ils se sentiraient «plus à l’aise, moins timide» qu’au téléphone comme le dit l’un d’eux (ce qui me fait penser au succès plus que mitigé de la voix dans Second Life, bien qu’il y ait plusieurs raisons à cela…) et ils trouveraient plus facile d’écrire certaines choses que de les dire!

Selon le témoignage d’une jeune fille qui «déteste les silences au téléphone» on peut effectivement imaginer que l’écrit est un rempart contre une trop grande proximité que procurerait le contact vocal (même si ce dernier est purement intangible, la voix a une charge émotionnelle que ne possède pas l’écrit)

Bien sûr cette addiction (pour ne pas dire drogue) peut être la cause de difficultés voire d’échecs scolaires, dus notamment à la fatigue occasionnée par les longues séances devant l’écran.

Cependant un avantage serait (mais cela ressemble plutôt à un argument de vente…) une ouverture au monde qui permettrait, entre autres, de développer des capacités de recherche documentaire ainsi que d’améliorer son anglais.

Personnellement je reste sceptique quant à la «capacité de recherche documentaire», sachant que certaines universités (je ne retrouve plus mes sources, donc je cite de mémoire) ont mis en place des logiciels permettant de scanner les copies des étudiants afin de les comparer aux textes disponibles sur Internet et déceler par là même les emprunts qu’ils auraient pu faire en «googelisant» le sujet de leur dissertation…

C’est bien de savoir rechercher du contenu, c’est encore mieux de savoir en créer et le simple copier-coller ne suffit pas à aider un cerveau juvénile à apprendre cela.

En ce qui concerne l’anglais, il est vrai que la pratique de l’écrit peut en être améliorée, mais pas celle de l’oral si l’on se réfère à ce qui s’est déjà dit plus haut.

Enfin, une étude suisse aurait situé la limite à ne pas franchir à 35 heures par semaine (inspirée par Mme Aubry…?)

Quelques 2% de cyberdépendants l’auraient déjà franchie et certains d’entre eux se retrouveraient à Marmottan, l’hôpital spécialisé dans la prise en charge des toxicomanes et joueurs compulsifs (ce seraient pour l’essentiel des garçons de 16 à 25 ans qualifiés de timides et introvertis)

Pour clôturer ce chapitre je laisse le psychiatre Marc Valleur exprimer son opinion que vous pourrez méditer à loisir : «Les technologies du lien peuvent isoler ceux qui fuient le réel, même si leurs usagers ont le sentiment de n'être jamais seuls parce qu'ils communiquent avec les autres joueurs.»

Evidemment le mot joueur est à prendre au sens large et vous pouvez à mon avis aisément le remplacer par avatar même si aucune dépendance à Second Life n'a pu être constatée jusqu'à présent par Marc Valleur.


Le livre numérique pour les nuls


Comme je le disais en début d’article je pense que nous tenons là une innovation qui nous marquera davantage que les mondes virtuels dans notre vie quotidienne et cela pour plusieurs raisons.

1- Facilité d’utilisation : quelques boutons, un écran tactile permettant, à l’aide d’un stylet, de naviguer aisément dans les menus, voire même d’écrire et de dessiner comme sur une vulgaire feuille de papier.
2- Portabilité : beaucoup moins encombrant qu’un ordinateur portable
3- Agrément de lecture facilité par l’encre électronique, qui fatigue beaucoup moins les yeux qu’un écran d’ordinateur retro-éclairé et rend la lecture très proche de celle d’un livre classique.
4- Une immense bibliothèque dans la poche pour pas cher : les prix des appareils sont actuellement compris entre 200 et 650 euros selon les modèles et vont très certainement chuter dans les années qui viennent
5- Accès aux livres proche du gratuit : d’une part les livres tombés dans le domaine public pourront être téléchargés pour zéro euro, d’autre part les livres récents seront disponibles à des prix défiant toute concurrence.
6- Avec leur démocratisation ces livres numériques incorporeront certainement d’autres fonctionnalités qui les rendront vite indispensables : agenda, navigateur web, console de jeux (y compris Second Life…), appareil photo, téléphone (avec vidéo sur grand écran !), messagerie (style BlackBerry), et j’en oublie sûrement…


Bref il s’agit de l’Outil du futur que nos enfants n’imagineront même pas ne pas prendre avec eux où qu’ils aillent.

Pour l’instant il existe plusieurs freins :
- Technologique, évidemment
- Economique (remise en cause des circuits traditionnels de l’Edition, allant de la fabrication des livres jusqu’à leur distribution)
- Culturels, car nous restons encore viscéralement attachés à notre «feuille de papier», mais nos enfants le seront-ils, eux…?

En conclusion, dans le droit fil du Web 2.0 nous deviendrons tous des écrivains et des journalistes, car tout ce que nous ajouterons comme contenu dans la « matrice » pourra être récupéré par n’importe qui, comme c’est déjà le cas actuellement, mais à une bien plus grande échelle et avec une facilité d’utilisation incomparable.

Les livres sont le fléau de l'humanité. Les neuf dixièmes des livres existants sont des inepties, et les livres intelligents ne sont que la réfutation de ces inepties.
Benjamin Disraeli



Saturday, January 12, 2008

Second Life of Luxury

(English version)


Il y a quelques fois des coïncidences amusantes.

Hier j’écrivais un article sur le nombre d’avatars dans Second Life, afin de comparer celui-ci à la population mondiale, et aujourd’hui je tombe sur un article de L’Express Style (n° 2949), que vous pouvez également consulter ici, dans lequel j’apprends qu’il y a en fait, je cite, « 3 millions de visiteurs inscrits, dont 500.000 navigateurs réguliers »

L’article fait aussi état d’une superficie de 25.000 hectares qui seraient « vierges de panneaux publicitaires », tout cela pour dire que Second Life serait donc le paradis des marques, et notamment des marques de luxe.

Cela me désole à plus d’un titre.

D’abord le nombre de visiteurs inscrits, établi par la journaliste à 3 millions, que représente-t-il ?

Mon chiffre à moi, provenant des statistiques Second Life, donne une population de plus de 9 millions, 9 millions de quoi en fait?

Est-ce tous ceux qui se sont inscrits, y compris ceux, nombreux, qui ne sont plus dans Second Life depuis belle lurette ?

Et puis s’agit-il des avatars, ou des personnes réellement inscrites, sachant que certains ont deux avatars voire plus pour certains collectionneurs ?

Les statistiques donnent également quelques 1 million et demi « Last 60 days », j’imagine alors que l’on parle ici des connections, donc des avatars présents in-world, donc que le nombre de 9 millions fait aussi référence au total des avatars créés par des humains depuis la création de Second Life ; et « Current » donne le nombre d’avatars présents à un instant donné, soit en moyenne 50.000 comme je l’ai mentionné dans mon précédent article.

Alors que penser des données de L’Express ?

3 millions de visiteurs inscrits, cela voudrait dire que le visiteur inscrit serait en fait la personne réelle et non l’avatar, et qu’en moyenne il y aurait 3 avatars par personne (9/3) ?

Par ailleurs le nombre de 500.000 navigateurs réguliers me paraît cohérent, en effet il y a en permanence 50.000 avatars présents, et à cause de la rotation de la terre il y en a en permanence qui se connectent et d’autres qui se déconnectent ; un facteur 10 me semble tenir la route : il y a 24 fuseaux horaires sur terre, mais aussi de nombreuses zones blanches (océans, déserts, montagnes, forêts) pas ou peu peuplées, ou peuplées de gens qui vont majoritairement ailleurs que sur Second Life (Chine) et qui font baisser la moyenne alors que la Californie sans aucun doute la fait exploser.

Bon tout cela ce ne sont que des suppositions sorties de mon imagination débridée qui demanderaient à être confirmées par des experts (et il y en a !)

Le plus important pour moi, et qui me désole le plus, est le fait que Second Life soit considéré comme un autre monde réel dans lequel on cherche à singer le plus possible notre réalité quotidienne.

25.000 hectares d’espaces vierges de panneaux publicitaires, cela veut dire un potentiel de 25.000 hectares à conquérir par les publicitaires !

Par ailleurs on apprend dans l’article (mais certains d’entre vous le savaient peut-être déjà) que L’Oréal Paris a organisé l’élection de Miss Second Life…

Donc ici aussi seule l’apparence extérieure compte, et cette façade exposable aux regards des cerveaux disponibles (seuls les français vont comprendre là…) est la proie des artistes du vent, comme j’appelle les publicitaires, qui vont tapisser nos murs d’affiches virtuelles représentant des avatars parfaitement travaillés sur Photoshop et ne présentant aucun défaut.

Qui plus est tout cela est sensé faire vendre des produits (ici des produits de luxe) alors que je ne suis pas certaine que celui ou celle qui porte un jean Armani coûtant quelques centimes d’euros dans Second Life ira s’acheter l’équivalent dans la réalité, même le jour des soldes.

Adidas aurait vendu (in-world) 25.000 paires de baskets en un an, oui mais qui nous dit que les acheteurs virtuels ne chaussent pas des Nike tangibles pour aller frimer en ville ?

Dernière information de L’Express, il y aurait 57% de mâles dans Second Life…

Je ne sais pas d’où vient cette donnée, si elle a été fournie par Linden Labs d’après leurs fichiers, mais apparemment la journaliste est formelle, disant « 57% des résidents sont des hommes », en employant donc l’indicatif et non le conditionnel…

Mais là aussi, de quoi parle-t-on, des avatars males ou bien des hommes derrière les avatars… ?

Question à creuser dans un prochain article, qui veut s’y coller ?

Le rêve, c'est le luxe de la pensée.
[Jules Renard]
Extrait de son Journal


(top)



English version
There are sometimes amusing coincidences.

Yesterday I wrote an article about the number of avatars in Second Life, in order to compare it to the world's population, and this morning I came across an article in L'Express Style (No. 2949), which you can also view here , in which I learn that there is in fact, I quote, "3 million of registered visitors, including 500,000 regular navigators.

The article also reports an area of 25,000 hectares which would be without any billboards, all of this to say that Second Life would be a paradise for brands, such as luxury brands.

It saddens me for several reasons.

Firstly, the number of registered visitors, compiled by the journalist to 3 million, what does it represent?

My own figure, coming from Second Life statistics, gives a population of over 9 million, actually 9 million of what?

Is that all those who have registered, including many who left Second Life long time ago?

And are they avatars or people actually registered, knowing that some collectors have two or even more avatars?

The statistics also give some 1 million and a half "Last 60 days," thus I guess we are talking here of connections, hence avatars present in-world, so that the number of 9 million also refers to the total avatars created by humans since the creation of Second Life; and "Current" gives the number of avatars present at any given time, i.e. an average of 50,000 as I mentioned in my previous article.

Therefore, what about data from L'Express?

3 million of registered visitors, it would mean that the registered visitor would actually be the real person rather than the avatar, and that on average there would be 3 avatars per person (9/3)?

At the same time the number of 500,000 regular browsers seems consistent, in fact there are 50,000 permanently present avatars, and due to the rotation of the earth there are always people that connect and others who log out; a factor of 10 seems correct to me: there are 24 time zones on earth, but also many blank areas (oceans, deserts , mountains, forests) not (or sparsely) populated or populated by people who go mostly elsewhere than Second Life (China), which reduces the average, while undoubtedly California makes it soar.

Well all that is only suppositions extracted from my unbridled imagination that would need to be confirmed by experts (and there are some!)

The most important thing for me, and that I regret the most, is the fact that Second Life is regarded as another real world in which we seek to mock as much as possible our everyday reality.

25,000 hectares of space without billboards, it means a potential of 25,000 hectares to be conquered by advertisers!

We also learn in the article (although some of you may know already) that L'Oréal Paris hosted the election of Miss Second Life…

So here also only the outward appearance is relevant, and this facade displayed to eyes of available brains (only the French will understand this…) is the prey of hot air artists, as I name advertisers, that will cover our walls with posters representing virtual avatars perfectly worked on Photoshop and showing no default.

Moreover all that is supposed to have products sold (here luxury goods) while I am not sure that the person who wear Armani jeans costing a few euro cents in Second Life will buy the equivalent in reality, even the day of discount sales.

Adidas is supposed to have sold (in-world) 25,000 pairs of shoes in one year, yes, but who tells us that virtual buyers don’t put tangible Nike on to go and show off downtown?

Latest information from L'Express, there would be 57% of males in Second Life…

I do not know where this information comes from, if it has been provided by Linden Labs according to their files, but apparently the journalist is categorical, writing "57% of the residents are male", thus using the declarative modality and not the conditional one…

But again, what does this mean, avatars males or men behind the avatars…?


A topic to look into in a forthcoming article, who wants to get stuck with it?

We act as though comfort and luxury were the chief requirements of life, when all that we need to make us happy is something to be enthusiastic about.
Charles Kingsley
English Anglican clergyman & novelist (1819 - 1875)


(top)

Friday, October 19, 2007

Avatars in real life...?

(source L'Express Style n° 2937 du 18 au 24 octobre 2007)

L'Express Style

So far I never noticed that we were already surrounded with avatars.

They usually appear on podiums, but when I think about it during a couple of minutes, I realize that we can see some hanging around in various places.

If you have the opportunity to take photos of RL avatars, please send them to me.


Anyway have a look at Second Life Supermodels to have an idea.


PHYSIOGNOMY, n. The art of determining the character of another by the resemblances and differences between his face and our own, which is the standard of excellence.

"There is no art," says Shakespeare, foolish man,
"To read the mind's construction in the face."
The physiognomists his portrait scan,
And say: "How little wisdom here we trace!
He knew his face disclosed his mind and heart,
So, in his own defence, denied our art."
Lavatar Shunk
Ambrose Bierce, The Devil's Dictionary, US author & satirist (1842 - 1914)