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Tuesday, May 6, 2008

Barack Obama or Hillary Clinton? No, John McCain!


Il y a quelque temps de cela nous avions en France, paraît-il, la droite la plus bête du monde. Les évènements récemment passés nous ont prouvés que la gauche pouvait lui tenir tête dans ce domaine, ce qui nous a valu l’intronisation de NS (Notre Seigneur) après 12 années de purgatoire avec JC (Je crois…)
Les américains pour une fois semblent vouloir nous imiter avec un temps de retard (mais il est vrai aussi qu’ils font beaucoup de remakes de nos navets cinématographiques en y ajoutant leur patte)
Leur « gauche » est donc en train d’essayer de perdre les futures élections en renvoyant à la Maison Blanche un Républicain de plus, certes moins stupide que l’actuel locataire (il serait dur de le battre sur ce terrain) mais républicain quand même jusqu’au fond des rangers.
Nos deux lascars Démocrates sont au coude à coude dans la dernière ligne droite des primaires et bien malin qui peut prédire qui sera le vainqueur.
Sans être un expert en politique américaine on peut raisonnablement penser que McCain devrait faire le plein des voix de son parti alors que l’un des deux loulous d’en face risque fort de ne bénéficier que d’une partie de son électorat ; que ce soit l’un ou l’autre qui l’emporte, les partisans de l’autre camp (à l’intérieur du parti Démocrate je précise…) n’auront peut-être pas très envie de voter dans le round final pour quelqu’un qu’ils ont combattu avec acharnement pendant plusieurs mois, avec parfois quelques coups bas dont beaucoup se souviendront le moment venu.
Ainsi certains se plaisaient à penser qu’enfin une femme ou un noir (un métis en fait) allait bientôt diriger la première puissance mondiale. Ils risquent à la place d’hériter d’un vieux routard qui aura su rassurer les électeurs en cette période trouble de probable récession économique et d’enlisement certain sur quelques terrains d’opérations militaires.
Et pour redresser un pays dans la dèche, quoi de mieux qu’un ex soudard qui aura les c… pour prendre les décisions qui s’imposent.


Dans toute relation où deux personnes se fondent en une seule, le résultat final est deux demi-personnes.
Wayne W. Dyer


La prochaine fois je reparlerai de Second Life, promis.
(top)



Sunday, May 4, 2008

L’appel du blog


Ce long week-end de début mai est une véritable bénédiction, le beau temps étant heureusement de la partie.
Hier ce fut une longue journée passée à la montagne, enfin quand je dis montagne il faut relativiser, il s’agissait de l’ascension du Cagire à quelques 1900 mètres d’altitude et qui nous a pris environ trois heures depuis le parking aménagé dans la forêt domaniale de Juzet-d’Izaut. Avec la descente d’environ deux heures plus la sieste de deux heures au col près du sommet on arrive à un total de sept heures de randonnée, là où un sportif en baskets mettrait une grosse heure aller-retour (sans la sieste bien sûr)
Mais le but n’était pas la performance physique et l’étalon n’était pas le chronomètre pour juger de l’ « efficacité » de la balade, seuls importaient l’air frais du matin, le cui-cui des oiseaux, l’odeur des différentes essences traversées, les fleurs commençant à percer dans les pâturages pas encore conquis par les animaux (d’où l’absence de bouses ou crottes de diverses natures capables de vous gâcher un court moment votre journée) et, bien sûr, le panorama de la chaîne pyrénéenne depuis le Valier jusqu’au Pic du Midi de Bigorre (la brume empêchant une vue plus étendue, même Toulouse n’était pas visible)
Très peu de choses en commun avec les montagnes de Second Life et leurs sommets enneigés de pixels blafards.
Aujourd’hui j’avais prévu une journée peinarde dans le jardin à lire dans le transat abritée du soleil et du petit air frais qui semblait une rémanence du mois d’avril encore proche.
J’avais commencé mon livre depuis une heure ou deux (peut-être une heure et demie ?) que je me rendais définitivement compte que mon esprit n’était décidemment pas disposé à me laisser en paix.
Je n’arrivais pas à me concentrer sur le sujet, pourtant passionnant, traitant de la guerre des capitalismes qui aura lieu de toute façon (je n’en suis qu’au tout début, impossible d’en dire plus pour le moment)
Mon esprit n’arrêtait pas de divaguer, diverger devrais-je dire, vers « quelque chose » d’autre que j’avais du mal à définir.
Au bout d’un moment la vérité que je cherchais à fuir inconsciemment m’apparut incontournable et je fus obligée de me rendre définitivement à l’évidence : ce n’est pas à Second Life que je suis accrochée, non, ma drogue douce, celle à laquelle je suis soumise comme le fumeur invétéré est irrémédiablement lié à sa clope, c’est mon blog !
La question (subsidiaire) est de savoir s’il est plus nocif pour la santé d’être accro à la nicotine ou à un OBNI (Objet Bloguant Non Indispensable), l’un entraînant de graves problèmes au niveau des voies respiratoires, l’autre pouvant détériorer de manière sournoise la capacité de réflexion d’un individu normalement constitué.
Peut-être devrais-je me mettre à fumer ? Si cela peut se révéler avantageux sur un plan général en me détournant de l’idée fixe que constitue la pulsion incontrôlable de vouloir à tout prix coucher sur un papier virtuel tout ce qui me passe par la tête en croyant naïvement que cela peut avoir un quelconque intérêt pour la communauté blogosphérique, alors oui peut-être pourrais-je prendre le risque mesuré de ruiner mes poumons si en échange j’obtiens une santé mentale retrouvée me permettant de profiter pleinement de ma nouvelle méthode d’intoxication et notamment de lire (en fumant) l’esprit totalement libéré et focalisé sur le sujet développé par l’auteur.
Je comprends mieux maintenant pourquoi de grands « cerveaux » étaient (ou sont encore) également de grands adorateurs de la nicotine. Evidemment cela ne marche pas avec José Bové qui, bien que fumeur de pipe, ne peut pas être classé dans la catégorie des grands cerveaux, mais peut-être que ça marche mieux avec la cigarette qu’avec la pipe après tout, et puis cela dépend aussi de ce que l’on met dans la pipe, certaines herbes orientales ayant un effet notoirement délétère sur les capacités de perception du monde dans lequel nous vivons réellement.
Non, en fait je ne vais pas me mettre à fumer, car ce faisant je polluerais mon entourage, alors que le blog se pratique en solo avec des effets relativement limités sur les proches, du moins quand on l’utilise avec modération, ce que j’ai décidé de faire à compter d’aujourd’hui.
Mon désir de transférer sur le réseau des réseaux quelques gouttes de mes cogitations est vraiment trop fort, et puis ça ne gène personne, après tout qui est obligé de me lire et de prendre pour argent comptant les élucubrations que j’ai envie d’extérioriser ?
Le web 3.0 sera soi-disant « sémantique », capable de « comprendre » les milliards d’informations disponibles sur la toile et de les restituer de façon digérable et compréhensible du moins par ceux qui seront assez finauds pour y accéder.
Ce sera parait-il le règne de l’ « intelligence collective » qui sera la somme de toutes les intelligences humaines retraitées afin d’en faire disparaître les « anomalies » du style hoaxes, rumeurs infondées, désinformation et autres propagandes.
On peut rêver, en tout cas si cela doit vraiment arriver je préfère en faire partie plutôt que de regarder passer le train derrière ma fenêtre.
D’après Alexa mon blog compte pour 0.000041% (sur une moyenne de trois mois) dans l’ensemble de l’Internet en ce qui concerne les visiteurs ayant eu l’imprudence de venir fouiner chez moi ; dans un pays comme la Belgique je me trouve même en 99019ème position, plutôt encourageant, non ? Tout cela pour dire que ma petite voix peut trouver un petit écho sur des sujets bien définis comme le D/s (encore une fois merci à San ;)
Mon prochain objectif est un ranking de 0.000050% du total de l’internet et la 80000ème position en Belgique, le pays de Vint Falken que je vais attaquer directement sur ses terres.

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de moi, que cela vous plaise ou non.

Et maintenant je reviens à ma lecture, l’esprit délivré !


Je blogue donc je suis (le mouvement)
Sofian Mannonen


(top)



Thursday, May 1, 2008

Je ne veux plus jouer à Second Life…pour le moment !


Cela fait presque un mois déjà que je me suis extirpée de Second Life, j’ai même désinstallé l’application de mon ordinateur par crainte d’une éventuelle rechute, n’ayant qu’une confiance relative dans ma capacité de résistance aux attraits virtuels de ce « jeu » en ligne.
Ça y est, je l’ai dit une nouvelle fois, j’ai employé le mot « jeu » pour décrire Second Life !
Eh oui, j’insiste, je persiste et signe, Second Life est bien un jeu, même si cela n’apparaît pas comme une évidence à tous les vieux briscards qui croient, ou font semblant de croire, qu’ils évoluent dans les prémices du web3D, alors qu’ils ne sont même pas capables de définir avec précision ce qu’est le web 2.0 !
En ce qui me concerne Second Life ne me manque pas, j’ai simplement une légère nostalgie des quelques bons moments passés avec des amis joueurs comme moi. Mais je sais que je reviendrai un jour, quand j’en aurai vraiment envie, avec une meilleure machine bien sûr, car il parait que le « nouveau » Second Life est davantage demandeur côté matériel, et comme j’étais déjà plutôt juste au niveau de ma carte graphique, entre autres, je n’imagine revenir que dans des conditions optimales, plus question de galérer comme j’acceptais de le faire dans les derniers temps.
En attendant, depuis mon « départ » je n’ai pas chômé, j’ai lu une quantité phénoménale de livres en l’espace de peu de temps, et j’ai bien entendu profité un peu plus de la vie, la vraie, celle avec qui on ne peut pas tricher et qui est la seule à valoir la peine qu’on se décarcasse.
De temps en temps je jette aussi un coup d’œil aux statistiques du blog et je suis notamment épatée de voir le trafic généré par l’article de San sur le « restricted viewer » ; quand quelqu’un cherche dans Google quelque chose en rapport avec le D/s il ou elle a beaucoup de chance de « tomber » sur mon blog grâce à l’excellent travail de San !
Arm nous a également régalés d’un splendide reportage photos sur le nouveau sim Cascade de Rezzable qui lui a valu les éloges de mademoiselle Vint Falken en personne !
J’ai beaucoup aimé aussi son précédent article sur le nouvel opéra d’Oslo avec de magnifiques photos qui donnent envie d’aller visiter son pays.
Suke, elle, est à ma recherche semble-t-il, elle m’aurait même vue luttant avec un dragon ! Pauvre Suke, je ne suis pas partie depuis longtemps qu’elle commence à avoir des visions, les fabricants de jeux électroniques nous avertissent pourtant que leur usage prolongé peut entrainer des troubles de la perception.
San, Arm et Suke me manquent, je ne peux pas le cacher, comme me manquent Mana, Alysa et quelques autres, mais cette parenthèse temporaire est nécessaire pour moi afin de ne pas tomber dans l’addiction…
Je sais, j’ai l’air de me contredire, je prétends que Second Life est un jeu et maintenant j’exprime des sortes de regrets de ne plus voir mes amis, oui et alors ? On peut quand même apprécier ses partenaires de jeu, non ?


La vie est un jeu dont aucun des joueurs ne connaît vraiment les règles.
Ce qui est sûr, par contre, c’est que personne n’en sort vainqueur.
Sofian Mannonen


(top)



Friday, March 28, 2008

C'est qui Olivier Martinez? Ou l'art de rendre célèbre un acteur de seconde zone...

Affaire Martinez: Fuzz en plein buzz dans l'Express de cette semaine.

Alors que le mépris, et le silence qui va avec, auraient dû être privilégiés, la blogosphère s'est enflammée comme toujours pour un petit rien.

En attendant Eric Dupin (et moi et vous par la même occasion) fera désormais attention quand il insèrera un lien dans son blog vers une destination douteuse.

La responsabilité, ça existe, même si on n'aime pas Olivier Martinez, ce qui est mon cas également.

Et qu'est-ce qu'on en a à f...re qu'il sorte avec une australienne, c'est pas vos oignons, si?


J'aime qu'on m'aime comme j'aime quand j'aime.
[Blanche de Castille]


Et en plus, dans l'Express (papier) un article sur les femmes en réseau qui m'amène sur Mémoire Vive le blog de Natacha Quester-Semeon, une admiratrice de Wangxiang Tuxing, Gromike et Hugobiwan Zolnir!

Comme quoi l'Express ça mène à tout!


Saturday, March 22, 2008

Fouad Moulay Rachid Murtada finalmente puesto en libertad por el visionario Mohammed VI

(In English)

(En français)


Fouad Murtada, el joven marroquí ingeniero que pretendía ser, en Facebook, el Señor Moulay Rachid,el hermano del Señor Mohammed Seis, al fin fue puesto en libertad después de haber sido condenado por la justicia de su país a 3 años de prisión.

El rey ha mostrado indulgencia, condescendiendo a perdonarle después de haber permitido a los jueces a hacer burla de su país en el escenario internacional.

Como el ridículo no mata, como se dice, déjame desear una larga vida a Su Majestad el Comendador de los internautas marroquíes y a su hermano, ambos hijos de su padre, el muy añorado Hassan Dos.

Mientras tanto ¿fue Mohamed Bougrine liberado?

No he visto nada en el momento, tal vez debería él tomar la identidad de su amado soberano en Second Life a fin de beneficiarse de su generosa gracia...


La Ley ha sido dada para que se implore la gracia; la gracia ha sido dada para que se observe la ley.
San Agustín (354-439) Obispo y filósofo.





Fouad Moulay Rachid Murtada finally released by the visionary Mohammed VI

(En Castellano)

(En français)


Fouad Murtada, the young Moroccan engineer who pretended, on Facebook, to be Mr Moulay Rachid, Mr Mohammed Six's brother, was at last released after having been condemned by the justice of his country to 3 years' imprisonment.

The king has shown leniency, condescending to pardon him after having allowed judges to ridicule his country on the international scene.

As ridiculous does not kill, as is said, let me wish a long life to His Majesty the Commander of Internet Moroccans and his brother, both sons of their father, the very missed Hassan Two.

Meanwhile, was Mohamed Bougrine released?

I have not seen anything at the moment, perhaps he should take the identity of his beloved sovereign in Second Life so as to qualify for its generous grace...


Grace under Pressure.
Ernest Hemingway
US author & journalist (1899 - 1961)





Fouad Moulay Rachid Mourtada enfin libéré par Mohammed VI le visionnaire

(In English)

(En Castellano)


Fouad Mourtada, ce jeune ingénieur marocain qui s’était fait passer sur Facebook pour monsieur Moulay Rachid, le frère de monsieur Mohammed Six, a quand même été libéré après avoir été condamné par la justice de son pays à 3 ans d’emprisonnement.

Le roi a donc fait preuve de clémence en condescendant à le gracier après avoir laissé les juges ridiculiser son pays sur la scène internationale.

Comme le ridicule ne tue pas, à ce qu’on dit, laissez-moi souhaiter longue vie à Sa Majesté le Commandeurs des Internautes Marocains ainsi qu’à son frère, tous deux fils de leur père, le très regretté Hassan Deux.

En attendant, a-t’on libéré Mohamed Bougrine?

Je n’ai rien vu pour l’instant, peut-être devrait-il prendre l’identité de son cher souverain dans Second Life afin de pouvoir bénéficier de sa généreuse grâce...


Je préfère accorder de bonne grâce ce que je ne pourrais pas empêcher.
André Gide
Extrait de Les faux-monnayeurs





Thursday, March 20, 2008

Quelques commentaires à propos de la storyteller Marie-Monique Robin


Mon précédent article sur le monde selon Monsanto
n’a pour l’instant pas suscité beaucoup de commentaires, mais ils sont plutôt de qualité.

Deux de ces commentaires m’ont été adressés par e-mail et je vous en fais part ici.

Le premier est de Michel Naud :

Chère Sofian,

Le webmestre de l'AFIS m'a fait suivre, ainsi qu'à Marcel Kuntz, votre message signalant votre "coup de gueule". Je suis le rédacteur de l'avant-propos de cette mise en garde que nous avons publiée.

J'ai la même conviction que vous que le public a été manipulé.

Nous nous en sommes tenus aux faits scientifiques car notre propos était largement dominé par la mise en lumière qu'une fois de plus les biotechnologies (qui ne sont qu'un ensemble de techniques) sont prises en otage d'un débat qui leur est totalement étranger.

L'à peu près que nous pointons existe effectivement probablement ailleurs mais notre propos n'était pas de défendre Monsanto (ni de contribuer à sa diabolisation d'ailleurs) ; il devient très délicat d'intervenir sur un sujet de cette nature ; si on prend l'exemple de l'agent Orange, sujet que je ne connais pas si ce n'est par ce que tout le monde en connaît peut-être (défoliant utilisé pendant la guerre au vietnam et particulièrement toxique pour les êtres humains qui sont entrés en contact avec lui), la seule consultation des articles anglophones sur l'agent orange semble indiquer que si Monsanto est une des entreprises qui en a assuré la production la firme américaine ne semble pas jouer le rôle central qu'on lui prête en France et dans le film ; je n'ai même pas vu d'article prêtant à Monsanto "l'invention" de ce mélange d'herbicides, à ce stade ayant lu soit qu'il aurait été développé par des équipes indépendantes en angleterre dans les années 40 et que le gouvernement américain en a passé commande à différentes sociétés (dont Monsanto) soit qu'il aurait été développé par Dow chemicals (j'ai lu ces deux versions), je n'arrive à aucune conclusion ; en réalité cela m'indiffère un peu ; ce qui ne m'indiffère pas, en revanche, c'est que la réalité ne correspond de toute évidence pas à la vision manichéenne qui nous est proposée (ci après le lien sur la version anglaise de wikipédia : http://en.wikipedia.org/wiki/Agent_Orange ).

Pour l'avant propos et la référence à la controverse sur "voleurs d'yeux" je vous joins les trois articles que j'ai trouvés : Le Monde 1995 et l'Humanité 1995 et 2002.

La réalisatrice ayant fait circuler l'information suivant laquelle nous l'accuserions de "bidonnage" (c'est à dire d'avoir fabriqué un faux témoignage) j'ai été amené à publier ceci sur un blog :

Bonjour,

Bien sûr que MMR a son prix ; je n'ai jamais prétendu le contraire ; je me suis simplement permis de signaler que ce reportage, qui lui a valu la notoriété et qu'elle met en avant (prix oblige), avait été controversé ; le Monde avait fait un article (Jean Yves Nau) ; à ma connaissance il n'y en a jamais eu d'autre dans le Monde ; l'Huma avait fait le sien de 1995 sur la base de l'article du Monde ; l'article de l'huma de 2002 brosse la journaliste militante dans le sens du poil et se contente de rapporter les propos de MMR sans les recouper avec qui ou quoique ce soit d'autre ; je sais que MMR répond comme si on l'avait accusé de bidonnage, ce qui n'est absolument pas le cas, en tout cas pas en ce qui me concerne ; j'ai l'intime conviction personnelle que MMR, sur cette affaire passée, comme sur l'affaire présente, est une journaliste sincère, mais pas assez rigoureuse ; elle se laisse emporter par son sujet, par l'émotion que ce sujet lui suscite, et elle ne recoupe pas ses sources ; le biais émotionnel, notamment idéologique dans le cas présent, fait peser un lourd discrédit sur le travail réalisé ; ce n'est pas de l'enquête (une enquête c'est un vrai travail quasi scientifique, instruit aussi bien à charge qu'à décharge, sur la base des faits ; le moins qu'on puisse dire dans le reportage c'est que le côté "à décharge" est plutôt léger :-) ...) ; MMR sait ce qu'elle cherche, et bien entendu le trouve - c'est encore plus facile avec internet - : elle ne trouve que des confirmations de ce qu'elle pense, son dossier prend donc de la consistance et de la cohérence, mais cela ne suffit pas à en faire une démonstation au sens scientifique ; au sens réthorique oui mais pas au sens scientifique . Si elle oeuvrait de façon consciente et délibérée au profit d'une cause, cela ferait de son film un vrai film de propagande ; mais je ne pense pas que cela soit le cas ; elle est honnête, simplement aveuglée, et elle sacrifie sa rigueur sur l'autel de ses certitudes : ce qui fait que son film n'est pas crédible, c'est qu'elle ne connaît pas le doute qui est commun au travail scientifique et au vrai travail de journaliste d'investigation.

Mon intro effectivement suggérait implicitement cela : c'est 1) manque de rigueur (avec vol d'yeux) 2) manque de discernement (avec son reportage sur le paranormal). C'est le fond de ma pensée ; je ne l'ai pas exprimé explicitement et ai laissé le lecteur se faire sa propre opinion. Je joins l'article du Monde

Michel Naud

Comme vous le voyez je n'agite pas les procès d'intention et fait plutôt spontanément crédit à ces propos d'un optimisme indulgent prêtés à Socrate par Platon "nul n'est méchant volontairement".

On m'a fait connaître hier un article de blog intéressant au regard de l'interrogation sur la méthode journalistique : http://unearaigneeauplafond.fr/google-est-il-un-outil-de-journalisme-viable

Au bout du bout nous nous retrouvons tous, vous, moi, rapidement, beaucoup plus rapidement qu'on le voudrait, en dehors de notre champ de réelle compétence et nous sommes alors confrontés dans ces controverses à la question lancinante : "à qui faire confiance ?". Vous semblez renvoyer tout le monde dos à dos. Pour ce film c'est clair que c'est sans conséquence (quoiqu'il soit largement instrumentalisé par les groupes de pression qui entendent peser sur la représentation nationale dans l'élaboration de la loi) mais d'une façon générale nous sommes amenés à devoir prendre des décisions et l'immobilisme n'est pas (toujours) une bonne solution.Je suis intervenu l'an dernier pour participer à une discussion publique dans mon département (Loire Atlantique) à propos des antennes relais de téléphonie mobile : c'est pas beau, certes, c'est très désagréable d'en voir partout, je suis d'accord, mais présentent-elles un risque pour la santé publique comme d'aucuns le prétendent ? Je vous joins ce que j'ai écrit sur le sujet et soumets à votre réflexion cet extrait de ma conclusion qui rejoint votre interrogation.

Les citoyens de ce pays ne peuvent être compétents sur tous les sujets. Les citoyens de ce pays ont la chance de pouvoir s’appuyer sur des institutions publiques de recherche et d’expertise. Pourquoi les citoyens devraient-ils se méfier a priori des avis de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM), des Académies nationales des Sciences et de Médecine, de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE), de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), etc. Pourquoi devraient-ils prêter une oreille indulgente au contraire à tous ces comités ou commissions « de recherche et d’informations indépendantes » qui n’ont pas la reconnaissance de compétence des institutions académiques publiques nationales ? Pourquoi, dans le cas présent, faudrait-il mettre en cause les avis de l’INSERM ou de l’AFSSE et porter crédit à des associations comme PRIARTEM qui, lors des auditions des parties intéressées par l’AFSSE a trouvé le moyen de déclarer par l’un de ses représentants que « les antennes relais font des ravages dans les élevages »… ravages dont nous laisserons le soin aux habitants du département de mesurer l’ampleur…

Comme vous le verrez, notre association est désormais la cible des rumeurs des activistes ; nous avons même hier soir été amenés à publier une mise au point, jointe elle aussi ; nous vivons dans une époque moderne :-(

Très cordialement à vous.

Michel Naud

Le second est de Marcel Kuntz :

Pour comprendre l'argument 5:
Prenons l'exemple de la roulette au Casino. Imaginons que vous vouliez obtenir le 7. En jouant x fois vous avez une probabilité p d'y arriver (chez les plantes, pour obtenir une mutation dans un gène donné, on travaille sur plusieurs dizaines de milliers de plantes, dans les cas les plus favorables).
Ce que le film d'ARTE veut nous faire croire, c'est que non seulement le 7 sortira à tous les coups, mais que cela arrivera sans même relancer la boule !

Marcel KUNTZ
Université Joseph Fourier / CNRS
BP53
38041 Grenoble cedex 9
marcel.kuntz@ujf-grenoble.fr

Je suis un peu étonnée de n’avoir pas encore reçu d’avis franchement en faveur de Marie-Monique Robin…

Comme j’ai enfin réussi à mettre la main sur son blog (je le cherchais partout mais ne tombais que sur des blogs évoquant son reportage de manière dithyrambique…) je vais lui faire part du présent billet en commentaire de son dernier article sur un certain Buridan (veut-elle parler de l’âne ou d’un monsieur Buridan… ? Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’article)

Et tant que j’y suis j’envoie aussi le lien à un admirateur de José Bové, après tout lui aussi a le droit de s’exprimer (l’admirateur, car je doute que José Bové daigne consacrer son temps à ma minuscule personne)

Encore de belles histoires en perspective, je vous l’avais bien dit !



Lorsque l'erreur porte les livrées de la vérité, elle est souvent plus respectée que la vérité même.
Nicolas de Malebranche
Extrait de De la recherche de la vérité


(top)



Tuesday, March 18, 2008

Virtual Economy in First Life – Fed, Bush, Carlyle, Bear Stearns and other stories.

(English version)

(En Castellano)


De nombreux blogs ont choisi de véhiculer l’information capitale de la «démission» de Philip Rosedale de son poste de PDG de Linden Lab, en ce qui me concerne je préfère vous entretenir de choses plus guillerettes, à savoir des quelques menus problèmes que rencontre l’économie américaine et dont nous pourrions tous bientôt profiter pleinement.

La Fed, donc, vole au secours de la cinquième banque de Wall Street, Bear Stearns — qui, soit dit en passant, porte bien son nom (elle aurait pu s’appeler Bull Stearns, mais non…) — afin de lui éviter une piteuse faillite en lui accordant un prêt exceptionnel sur 28 jours (le montant on s’en fiche)

La banque centrale des Etats-Unis a ainsi voulu tuer dans l’œuf une possible réaction en chaine qui aurait pu décimer l’ensemble du système financier américain (et mondial par la même occasion, mais ça c’est moins important) en moins de temps qu’il ne faut au chikungunya pour se répandre à tire d’ailes.

Une possible réaction en chaine a donc été évitée de justesse, quoique…

Carlyle a montré le chemin et Bear Stearns a failli lui emboiter le pas d’une façon autrement plus menaçante, les dominos sont maintenant en place, un des premiers dans la rangée a été sauvé de justesse, qu’en sera-t-il des suivants?

De son côté Bush le fils refuse de céder à la panique (c’est bien pourquoi il faut s’inquiéter) en essayant de nous rassurer : «Les fondamentaux sont solides» dit-il sans rire.

Quand un économiste ne sait plus quoi dire il sort la phrase magique : «les fondamentaux sont solides», alors pensez donc quand c’est Bush qui se prend pour un économiste…

Par ailleurs on nous dit que la Fed prend de plus en plus de risques, ayant engagé la moitié de son bilan d’environ 900 milliards de dollars pour tenter de calmer, sans grand succès, la crise financière qui s’annonce (qui s’annonce, car nous n’avons encore rien vu)

Quand, d’ici un an, le taux directeur de la Fed aura atteint 1%, le dollar 50 centimes d’euros et le pétrole 200 dollars le baril, quand la Chine sera à feu et à sang après les émeutes des Jeux-Olympiques et que les Fonds Souverains seront les maîtres de la planète…non, là je déconne complètement…

En tout cas cela donnerait un fameux coup d’arrêt à la fumeuse théorie de la Singularité technologique ; finalement c’était peut-être Luc Besson qui avait tout compris avec son Dernier Combat.


Je me sers de mon argent pour faire des économies et je me sers de mes économies pour dépenser de l'argent.
Francis Blanche


(top)


English version
Many blogs have chosen to convey the capital information of the "resignation" of Philip Rosedale from his post as CEO of Linden Lab, in my case I prefer to talk about more jolly things, namely the few small problems encountered by the American economy that we could all benefit very soon.

The Fed, therefore, flies to the rescue of the fifth bank on Wall Street, Bear Stearns - which, incidentally, lives up to its name (it could have been called Bull Stearns, but didn't...) - to spare it from a pitiful bankruptcy by providing an outstanding loan for 28 days (who cares about the amount )

The central bank of the United States wanted to nip in the bud a possible chain reaction which could decimate the entire American financial system (and the world one at the same time, but that's less important) in less than it would be time to chikungunya to spread flying swiftly away.

A possible chain reaction was barely averted, albeit...

Carlyle has shown the way and Bear Stearns almost followed in its steps in a not less threatening way, the dominoes are now in place, one of the first in the row was barely saved, now what will follow?

Meanwhile Bush the son refuses yielding to panic (this is why we must worry), trying to reassure us: "The fundamentals are strong," he said without laughing.

When an economist does not know what to say, he pulls out the magic phrase: "the fundamentals are strong", then can you imagine when Bush thinks he is himself an economist...

At the same time we are told that the Fed lives more and more on the edge, having committed half of its balance sheet of about 900 billion dollars to try and calm, with little success, the financial crisis that lies ahead (that lies ahead because we have not seen anything yet)

When, within a year, the Fed's key rate reaches 1%, the dollar is worth 0.50 Euros and the Brent crude is purchased at $200 a barrel, when China is blood and fire after the riots of the Olympic Games and when the sovereign wealth funds are the masters of the planet... no, now I am only goofing around...

In any event it would give a big halt to the smoker theory of the technological singularity, and finally it was maybe Luc Besson who got the whole picture with his Dernier Combat.


Finance is the art of passing money from hand to hand until it finally disappears.
Robert W. Sarnoff


(top)


En Castellano
Muchos blogs han elegido transmitir la importante información de la "dimisión" de Philip Rosedale de su cargo como CEO de Linden Lab, en mi caso prefiero hablar de cosas más alegres, es decir, el par de pequeños problemas propios de la economía norteamericana que podría beneficiar a todos muy pronto.

La Fed, por lo tanto, vuela al rescate del quinto banco en Wall Street, Bear Stearns - que, por cierto, hace honor a su nombre (se podría haber llamado Bull Stearns, pero no ...) - para evitar que de una lamentable bancarrota mediante el suministro de un extraordinario préstamo de 28 días (quién se preocupe por la cantidad)

El banco central de los Estados Unidos quiso cortar de raíz una posible reacción en cadena que podría diezmar todo el sistema financiero de América (y el del mundo al mismo tiempo, pero eso es menos importante), en menos de lo que sería necesario al chikungunya para marcharse volando.

Una posible reacción en cadena fue apenas evitada, aunque ...

Carlyle ha mostrado el camino y Bear Stearns casi ha seguido en sus pasos en una forma no menos amenazadora, los dominós están en su lugar, uno de los primeros en la fila apenas se salvó, ahora quién va a seguir?

Mientras tanto, Bush el hijo se niega a ceder al pánico (esta es la razón por la que debemos preocuparnos), intentando tranquilizarnos: "Los fundamentos son fuertes", dijo, sin reír.

Cuando un economista no sabe qué decir, él saca la mágica frase: "los fundamentos son fuertes", entonces se puede imaginar cuando Bush piensa que él mismo es un economista ...

Al mismo tiempo se nos dice que la Fed se arriesga más y más, comprometiendo la mitad de su balance de unos 900 millardos de dólares para tratar de calmar, con poco éxito, la crisis financiera que tenemos por delante (que tenemos por delante, porque no hemos visto nada todavía)

Cuando, dentro de un año, el tipo de interes de la Fed alcanza el 1%, el dólar vale 0,50 euros y el crudo de Brent se compra a 200 dólares por barril, cuando China es sangre y fuego después de los disturbios de los Juegos Olímpicos y cuando los Fundos Soberanos son los dueños del planeta ... No, ahora estoy sólo diciendo tonterías...

En todo caso sería el casi fin de la vaporosa teoría de la singularidad tecnológica, y, por último, es tal vez Luc Besson que lo había todo entendido con su Dernier Combat.


El suicidio es una bancarrota fraudulenta.
Pierre Joseph Proudhon Filósofo francés.


(top)

Sources.

Les Echos du Lundi 17 mars 2008

Philip Rosedale stepping down

Fed key rate

Bear Stearns gets emergency loan from Fed

Chikungunya

Carlyle Group $16B Default Shakes World Markets

Bush’s strong fundamentals in July 2002

Bush’s strong fundamentals in August 2007

Bush’s strong fundamentals in September 2007

Bush’s strong fundamentals in December 2007

Bush’s strong fundamentals in March 2008

Brent crude oil price

In China, stresses spill over into riots (November 2004)

Fonds souverains

Sovereign wealth funds

Technological singularity

Le dernier combat (en français)

Le dernier combat (in English)


Sunday, March 16, 2008

Storytelling, de Christian Salmon

Courez, courez acheter Storytelling de Christian Salmon!

Vous pouvez aussi (et je vous y engage fermement) consulter chez Rue89 un article déjà ancien (il date de novembre 2007) dans lequel vous pourrez regarder trois entrevues avec l'auteur lui-même.

Cette arme de distraction massive qu'est le storytelling, ou l'art de raconter de bien bonnes histoires, n'est pas tout à fait nouvelle mais a connu son essor avec Ronald Reagan, un ancien acteur de cinéma comme par hasard.

Storyteller Number 1
George W. Bush l'a pour sa part un peu mélangée avec ses armes de destruction massive, mais rien d'étonnant à cela, il n'est pas après tout le champion de la nuance (et il avait surtout de très bons conseillers en...communication)

Distinguer le vrai du faux...

Fake news et fake stories (fausses nouvelles et fausses histoires), voila notre pain quotidien, à nous d'être vigilants et de ne pas faire (entièrement) confiance à ceux qui nous les servent avec l'accent du Texas ou en Ray-Ban et Rolex.

Little storyteller













Ah! et nous avons aussi en France quelqu'un d'autre qui sait raconter des histoires drôles pour faire rire les français.
The lonely sorryteller

Tout cela me fait évidemment penser à Second Life et à sa communauté d'avatars qui se racontent à eux-mêmes de bien belles histoires.

L'essentiel est de se rendre compte que ce ne sont que des histoires, mais tout le monde y parvient-il réellement?

Et puis une dernière pensée pour la blogosphère (encore elle!) qui renferme en son sein autant de journalistes qu'il y a de blogueurs, des journalistes embedded comme les journalistes envoyés en Irak pour être "aux premières loges".

Et dire que l'information dont nous nous repaissons vient de là...

Bonne nuit les petits, mais avant d'aller vous coucher, encore une petite histoire pour vous faire rêver réfléchir un peu.


ll y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des événements.
Honoré de Balzac

Comme quoi ça date pas d'hier comme dirait l'autre...


Sunday, March 2, 2008

Bon appetit Dearie, as for me I am going to bed!









Saturday, March 1, 2008

Net génération et livre numérique

Le dernier numéro (2956) de L’express nous gâte avec deux articles touchant les nouvelles technologies, l’un sur la Net génération, l’autre sur le livre numérique (je ne sais pas pourquoi mais j’ai le sentiment que le livre numérique aura dans un proche avenir un impact plus important sur notre vie quotidienne que les mondes virtuels tels que Second Life)

Voici un condensé de ces deux articles.

Net génération, les accros de l'écran


La société TNS Media Intelligence, spécialisée dans la veille médiatique, qualifie nos enfants d’ados techno sapiens.


Cette catégorie de population, âgée de 8 à 19 ans et forte de 8,9 millions de têtes en France, est donc baptisée la Net génération, qu’on en juge plutôt avec les chiffres suivants concernant l’année 2007 :

- 59% possèdent un mobile
- 61% sont équipés d’un MP3
- 76% jouent sur une console
- 89% sont connecté à Internet

Pourquoi un tel engouement?

Le Web serait un lieu de désinhibition selon le psychologue et psychanalyste Michael Stora, créateur de l'OMNSH (Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines)

Ainsi les ados se lâcheraient, les filles principalement avec leurs blogs (tiens, tiens…), les garçons avec les jeux (en ligne je présume, bien que ce ne soit pas précisé dans l’article) et tout ce petit monde avec les messageries.

70% des ados (presque les ¾ !) passeraient plus de 2 heures par jour devant leur ordinateur pour ces activités.

Par ailleurs, il semblerait qu’en majorité ils préfèrent communiquer par l’écrit plutôt que par la voix ; en effet, ils se sentiraient «plus à l’aise, moins timide» qu’au téléphone comme le dit l’un d’eux (ce qui me fait penser au succès plus que mitigé de la voix dans Second Life, bien qu’il y ait plusieurs raisons à cela…) et ils trouveraient plus facile d’écrire certaines choses que de les dire!

Selon le témoignage d’une jeune fille qui «déteste les silences au téléphone» on peut effectivement imaginer que l’écrit est un rempart contre une trop grande proximité que procurerait le contact vocal (même si ce dernier est purement intangible, la voix a une charge émotionnelle que ne possède pas l’écrit)

Bien sûr cette addiction (pour ne pas dire drogue) peut être la cause de difficultés voire d’échecs scolaires, dus notamment à la fatigue occasionnée par les longues séances devant l’écran.

Cependant un avantage serait (mais cela ressemble plutôt à un argument de vente…) une ouverture au monde qui permettrait, entre autres, de développer des capacités de recherche documentaire ainsi que d’améliorer son anglais.

Personnellement je reste sceptique quant à la «capacité de recherche documentaire», sachant que certaines universités (je ne retrouve plus mes sources, donc je cite de mémoire) ont mis en place des logiciels permettant de scanner les copies des étudiants afin de les comparer aux textes disponibles sur Internet et déceler par là même les emprunts qu’ils auraient pu faire en «googelisant» le sujet de leur dissertation…

C’est bien de savoir rechercher du contenu, c’est encore mieux de savoir en créer et le simple copier-coller ne suffit pas à aider un cerveau juvénile à apprendre cela.

En ce qui concerne l’anglais, il est vrai que la pratique de l’écrit peut en être améliorée, mais pas celle de l’oral si l’on se réfère à ce qui s’est déjà dit plus haut.

Enfin, une étude suisse aurait situé la limite à ne pas franchir à 35 heures par semaine (inspirée par Mme Aubry…?)

Quelques 2% de cyberdépendants l’auraient déjà franchie et certains d’entre eux se retrouveraient à Marmottan, l’hôpital spécialisé dans la prise en charge des toxicomanes et joueurs compulsifs (ce seraient pour l’essentiel des garçons de 16 à 25 ans qualifiés de timides et introvertis)

Pour clôturer ce chapitre je laisse le psychiatre Marc Valleur exprimer son opinion que vous pourrez méditer à loisir : «Les technologies du lien peuvent isoler ceux qui fuient le réel, même si leurs usagers ont le sentiment de n'être jamais seuls parce qu'ils communiquent avec les autres joueurs.»

Evidemment le mot joueur est à prendre au sens large et vous pouvez à mon avis aisément le remplacer par avatar même si aucune dépendance à Second Life n'a pu être constatée jusqu'à présent par Marc Valleur.


Le livre numérique pour les nuls


Comme je le disais en début d’article je pense que nous tenons là une innovation qui nous marquera davantage que les mondes virtuels dans notre vie quotidienne et cela pour plusieurs raisons.

1- Facilité d’utilisation : quelques boutons, un écran tactile permettant, à l’aide d’un stylet, de naviguer aisément dans les menus, voire même d’écrire et de dessiner comme sur une vulgaire feuille de papier.
2- Portabilité : beaucoup moins encombrant qu’un ordinateur portable
3- Agrément de lecture facilité par l’encre électronique, qui fatigue beaucoup moins les yeux qu’un écran d’ordinateur retro-éclairé et rend la lecture très proche de celle d’un livre classique.
4- Une immense bibliothèque dans la poche pour pas cher : les prix des appareils sont actuellement compris entre 200 et 650 euros selon les modèles et vont très certainement chuter dans les années qui viennent
5- Accès aux livres proche du gratuit : d’une part les livres tombés dans le domaine public pourront être téléchargés pour zéro euro, d’autre part les livres récents seront disponibles à des prix défiant toute concurrence.
6- Avec leur démocratisation ces livres numériques incorporeront certainement d’autres fonctionnalités qui les rendront vite indispensables : agenda, navigateur web, console de jeux (y compris Second Life…), appareil photo, téléphone (avec vidéo sur grand écran !), messagerie (style BlackBerry), et j’en oublie sûrement…


Bref il s’agit de l’Outil du futur que nos enfants n’imagineront même pas ne pas prendre avec eux où qu’ils aillent.

Pour l’instant il existe plusieurs freins :
- Technologique, évidemment
- Economique (remise en cause des circuits traditionnels de l’Edition, allant de la fabrication des livres jusqu’à leur distribution)
- Culturels, car nous restons encore viscéralement attachés à notre «feuille de papier», mais nos enfants le seront-ils, eux…?

En conclusion, dans le droit fil du Web 2.0 nous deviendrons tous des écrivains et des journalistes, car tout ce que nous ajouterons comme contenu dans la « matrice » pourra être récupéré par n’importe qui, comme c’est déjà le cas actuellement, mais à une bien plus grande échelle et avec une facilité d’utilisation incomparable.

Les livres sont le fléau de l'humanité. Les neuf dixièmes des livres existants sont des inepties, et les livres intelligents ne sont que la réfutation de ces inepties.
Benjamin Disraeli



Monday, February 18, 2008

Jargon quand tu nous tiens...

Lu dans une revue spécialisée, la Revue Fiduciaire Comptable pour ne pas la nommer.

"Les régularisations du montant de la TVA initialement déduite doivent être effectuées dès lors qu'il existe une variation de plus d'un dixième entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de l'année et le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de référence. Dans cette hypothèse, le montant de la régularisation est fonction de l'écart entre le coefficient de déduction de l'année et le coefficient de déduction de référence. On rappelle que le coefficient de déduction est égal au produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission."

Les contrôleurs fiscaux et conseillers de tous poils ont de beaux jours devant eux.

Par contre les entreprises qui doivent naviguer parmi ce genre de règles et directives et qui éprouvent des difficultés à comprendre ce qu'on leur veut n'ont qu'à embaucher de jeunes diplômés qui les aideront en s'en sortir, cela fera (un peu) baisser le chômage.

En tout cas, une espèce qui n'est pas près de connaître le sous-emploi: les Energumènes Non Amicaux.


Chaque science, chaque étude, a son jargon inintelligible, qui semble n'être inventé que pour en défendre les approches.
Voltaire
Extrait de Essai sur la poésie épique




Sunday, February 17, 2008

WE are Big Brother


(English version)

(En Castellano)


Il vous est possible de donner la permission à certains de vos amis de voir où vous vous trouvez dans Second Life, il suffit de cocher la case adéquate dans la liste (voir copie-écran) et le tour est joué.
Si vous êtes en ligne, les amis ainsi sélectionnés (attention à bien les sélectionner…) pourront vous localiser en consultant leur carte.
Personnellement j’ai octroyé ces droits-là à la plupart de mes ami(e)s car je n’ai rien (ou plus grand-chose) à leur cacher et cela ne me gène absolument pas qu’ils sachent où je me trouve, parfois c’est même très utile.
Par contre je suis (à titre purement personnel je précise) totalement contre tout système de pistage du même type dans la vraie vie, comme ce système auquel fait référence PO Carles.
Savoir où se trouvent les membres de ma famille ?
Si je veux le savoir j’essaye de les appeler, et s’ils ne répondent pas c’est peut-être parce qu’ils veulent avoir la paix !
Et réciproquement.
Nouvelle accroche pub : Big Brother Inside.


Quand les gens racontent des mensonges, c'est que la vérité ne nous regarde pas, chacun a droit à son intimité.
Jean-Yves Dupuis
Extrait d' Au rythme d'aujourd'hui


(top)


English version
You can give permission to some of your friends to see where you are in Second Life, just check the appropriate box in the list (see screen-copy) and voila.
If you are online your selected friends (be sure to select them carefully…) can locate you by checking their map.
Personally I have granted these rights to most of my friends because I have nothing (or little) to conceal and I don’t care at all that they know where I am, and sometimes it is even very useful.
However I am (on a strict personal point of view) totally against any similar tracking system in real life, like this system that PO Carles is referring to.
Know where members of my family are?
If I want to know that I try to call them, and if they do not answer perhaps it is because they want peace!
And vice versa.
New catcher: Big Brother Inside.

Electronic communication is an instantaneous and illusory contact that creates a sense of intimacy without the emotional investment that leads to close friendships.
Clifford Stoll, Silicon Snake Oil, 1995


(top)


En Castellano
Usted puede dar permiso a algunos de sus amigos para ver dónde se encuentran en Second Life, simplemente marque la casilla correspondiente en la lista (véase la pantalla de copia) y ya está.
Si está en línea, sus selectos amigos (asegúrese de escoger cuidadosamente…) pueden localizarle con mirando su mapa.
Personalmente, he concedido esos derechos a la mayoría de mis amigos porque no tengo nada (o muy poco) para ocultar y no me importa del todo que sepan donde estoy, y a veces puede ser muy útil.
Sin embargo estoy (en un estricto punto de vista personal) totalmente en contra de cualquier sistema de seguimiento similar en la vida real, como este sistema al que PO Carles se refiere.
¿Que yo sepa dónde los miembros de mi familia se encuentran?
Si quiero saberlo, intento llamarles, y si no respuestan tal vez es porque quieren la paz!
Y viceversa.
Nuevo gancho: Big Brother Inside.

Desprecia la literatura en la que los autores delatan todas sus intimidades y las de sus amigos. La persona que pierde su intimidad, lo pierde todo.
Milan Kundera (1929-?) Novelista y ensayista checo.


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Sunday, February 3, 2008

KOF Index of Globalization


(English version)


Quand j'étais à Bâle, il y a trois semaines, j'avais une revue suisse sur la table de ma chambre d'hôtel, baptisée Business Guide ( Le Plus Grand Magazine Economique en Suisse comme ils l'appellent eux-mêmes)
J'ai trouvé un article intéressant sur la mondialisation, écrit par le Dr Axel Dreher, un jeune chercheur senior au KOF Swiss Economic Institute.
Mondialiser ou pas est le titre de l'article et il nous parle de l'Index KOF de la mondialisation.
Cet indice « mesure les dimensions économique, sociale et politique de la mondialisation » et affiche un classement des pays où l'on peut voir par exemple que la Suisse se classe 4e parmi les pays les plus mondialisés, la Belgique et l'Autriche étant au sommet de l’échelle.
J'ai eu la surprise de voir que la France était 1ère pour le sous-indice politique , étant suivie par les Etats-Unis, la Russie et l'Italie.
Avec moins de surprise Singapour a le score le plus élevé en ce qui concerne le sous-indice économique avec le Luxembourg et la Belgique suivant de près.
Quant au sous-indice social la Suisse arrive en tête, suivie par l'Autriche, la Belgique et Singapour.
Les chiffres et les classements peuvent toujours être remis en question sur des détails, de toute façon l'image globale semble refléter la réalité (ai-je écrit réalité dans un blog consacré à Second Life…?)
La partie la plus intéressante de l’article n'est pas le palmarès lui-même, ce sont plutôt les commentaires de l’auteur sur les chiffres et les classements.
Je ne vais pas vous donner tous les détails mais seulement son résumé en quelques lignes (je cite textuellement l'auteur):
- La mondialisation ne peut pas être considérée universellement bonne ou mauvaise
- La mondialisation accroît la croissance économique, mais aussi l'inégalité
- Elle est bénéfique pour l'environnement naturel à moyen terme, mais dommageable à long terme
- La désyndicalisation augmente comme conséquence de la mondialisation
- En moyenne l’effet de la mondialisation sur l'économie semble être positif en termes nets, mais la mondialisation produit aussi des perdants
Certains points semblent frappés par le bon sens, comme par exemple: «les pays ayant le plus faible taux de croissance (économique) sont ceux qui n'ont pas réussi à mondialiser. Des pays tels que le Rwanda et le Zimbabwe, par exemple, se sont isolés eux-mêmes de l'économie mondiale. "
Et quel est le rapport avec Second Life?
Comme tout est en très grande partie mondialisé, je pense qu’il doit y avoir un impact sur notre monde virtuel.
Des commentaires?

Dans une ère d’abondance globale, notre monde a les moyens de réduire de façon spectaculaire les énormes fossés qui persistent entre riches et pauvres, à condition que ces moyens soient mis au service de tous les peuples.
Kofi Annan, dans son rapport "Dans une liberté plus grande" à l'Assemblée générale des Nations Unies


(top)


English version
When I was in Basle three weeks ago I had a Swiss review on the table of my Hotel’s bedroom, named Business Guide (The Largest Business Magazine in Switzerland as they call themselves)
I found an interesting article about globalization, written by Dr. Axel Dreher, a young Senior Researcher at the KOF Swiss Economic Institute.
To Globalize or Not is the title of the article and it tells us about the KOF Index of Globalization.
This index “measures the economic, social and political dimensions of globalization” and shows a ranking of countries where we can see for example that Switzerland ranks 4th as the most globalized countries, Belgium and Austria being at the top level.
I had the surprise to see that France was 1st in the political sub-index, followed by the USA, Russia and Italy.
With less surprise Singapore has the highest score regarding the economic sub-index with Luxemburg and Belgium following closely.
As for the social sub-index Switzerland is first, followed by Austria, Singapore and Belgium.
Figures and rankings can always be questioned on details, anyway the global picture seems to be reflecting the reality (did I write reality in a blog dedicated to Second Life…?)
The most interesting part of the article is not the ranking itself, it’s rather the comments the author makes about the figures and the rankings.
I won’t give you all the details but only his summary in few lines (I mainly quote the author):
-Globalization cannot be considered universally good or bad
-Globalization increases economic growth, but also inequality
-It is beneficial to the natural environment in the medium term, but harmful in the long run
-Deunionization increases as a consequence of globalization
-The average effect of globalization on the economy appears to be positive in net terms, but globalization also produces losers
Some points look common sense, for example: “the countries with the lowest (economic) growth rates are those that failed to globalize. Countries such as Rwanda and Zimbabwe, e.g., have insulated themselves from the world economy.”
And what is the relation with Second Life?
As everything is mostly globalized I guess there must be some impact on our virtual world.
Any comments?

In an era of global abundance, our world has the resources to reduce dramatically the massive divides that persist between rich and poor, if only those resources can be unleashed in the service of all peoples.
Kofi Annan, In his "In Larger Freedom" report to the United Nations General Assembly


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Saturday, February 2, 2008

5 milliards de L€


J'ai cherché Jérôme Kerviel dans Second Life et ne l'ai pas trouvé.

Dans quel monde virtuel peut-il bien se cacher?

Je veux un tshirt Jérôme Kerviel!

L'argent n'a pas d'odeur, mais il est volatil.
(Stanislaw Jerzy Lec)
Extrait des Nouvelles pensées échevelées

Saturday, November 24, 2007

Sofian's real life




I often say to my friends that I want to separate my real and my second lives.

Actually I want to be as different as possible in SL from what I am in my "normal" life.

From my experience in-world I know that a lot of avatars are like me, not only mentioning the furries and nekos who obviously whish to appear with an animal aspect, which result they only can obtain in real life in rare festal (or festive) occasions.

Nevertheless real life and second life are not two parallel worlds that would never communicate with one another.

There are footbridges, I would say sometimes catwalks that allow some connexions between them, maybe more from RL to SL, but I am sure that we do not have to underestimate the flow in the other direction, from SL to RL.

Whatever the case, I am often urged to tell more on my real life to some friends, or future friends I meet for the first time, and it is why I decided to tell you a little about my true existence.

I will start with the A/S/L stuff and, as you deserve it, I will add some extra information to enlighten my hidden side (would I better say my secret side...?)

Age : somewhere in-between a teen (for the mind) and a great-grandmother (for the appearance)

Sex : not as often as I would like, but I work on it.

Location : when you look at the planet Earth, can you see the little spot between Morocco and Finland? It is just one hundred kilometers on the left, second exit on the motorway.

Job : juggling with figures and trying to have them make sense for people who invest their money in virtual papers at the NYSE.

Hobbies : I used to play chess and Tomb Raider before knowing Second Life, my mistake.

Religion : None or all of them, which is pretty the same ; I only try to do my best to not annoying too many people. As regards my belief in hereafter, it is my own business in my here below.

Sports : I started with swimming, but was bored of counting the wading pool courses and swallowing water with my nose ; I also practised judo, but my backbone didn't appreciate and told me I'd better stop this activity ; now and then I run in a little wood close to my home and if it is raining or too cold I do some jogging in SL (always sun and warm weather here)

So far nothing more to tell you, if you need precisions you can ask, maybe I will answer, you never know...



Imagination is the one weapon in the war against reality.
Jules de Gaultier



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Sunday, November 11, 2007

AFK = As Far (as I am) Koncerned

Time to say hello to Switzerland, its lakes, its mountains, its Swiss (you will never find Swiss like that in another part of the world), its watches, its money and its beautiful city of Basel.

My blog is bound to autodestruction after two days of inactivity and therefore I would be really gratefull if my dear contributors could post some lines.

To my cheerful readers, two comments are worth an article, so please feel free to sing like a canary.


AFK (look at the title) I am back on next Friday, with limited access to my e-mails and, above all, impossibility to go in-world.


If only God would give me some clear sign! Like making a large deposit in my name in a Swiss bank.
Woody Allen, US movie actor, comedian, & director (1935-)

Thursday, October 18, 2007

La mer qu'on voit danser...



Like a second life
this summer the ocean was
rejuvenating

You must not lose faith in humanity. Humanity is an ocean; if a few drops of the ocean are dirty, the ocean does not become dirty.
Mahatma Gandhi, Indian political and spiritual leader (1869 - 1948)